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Abstract: . . . nord du pays que prédominent les chevaux comme le montreront, à partir de 1852, les enquêtes agricoles décennales. De plus, elle suit fidèlement les voies de commercialisation des animaux de trait et de selle signalées par les contemporains et souligne l'importance des sujets venant de la bordure océanique d'Europe du nord, de la Belgique au Danemark. Enfin, en 1826, le vétérinaire départemental du Pas-de-Calais, Bénard, décrit pour la première fois la contamination par des étalons, évidente pour les éleveurs mais que récusent les autorités scientifiques, toujours opposées à la contagion. Les auteurs sont en revanche unanimes à reconnaître que la Page 3 Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2004, 3 (1 ) 56 maladie est plus grave chez les animaux en bon état, en particulier chez ceux que les maquignons ont préparés pour la vente en les suralimentant. Généralement, les individus les plus gras paieraient donc un plus lourd tribut à l'artérite virale équine, comme à la peste bovine, à la fièvre aphteuse et aux gangrènes gazeuses. L'épizootie de 1881 Elle débute sans doute entre janvier et février 1881 dans une région regroupant la France du nord-ouest, la Belgique et le sud-est de la Grande-Bretagne. Elle atteint au printemps les Pays du Rhin, le Wurtemberg, la Saxe et la Bavière. En juin, Berlin est contaminé autant par voie terrestre que maritime (port de Hambourg). Vienne et l'Autriche-Hongrie sont également touchées en juin, tandis que la contagion, traversant l'Atlantique, éclate en octobre et novembre sur la côte est des États Unis. À Paris, Edmond Lavalard fait une excellente étude sur les 13 000 chevaux de la Compagnie Générale des Omnibus. Parmi ces animaux, 39 % sont malades et 19 % d'entre eux meurent, ce qui implique une perte de 7 à 8 % de l'effectif total. Dans les effectifs équins de l'Armée, sur 11 184 cas, on ne relève que 472 morts (soit un taux de mortalité d'environ 4,2 %). Particularités épidémiologiques À compter des années 1830, et parallèlement aux épizooties d'envergure internationale, l'artérite virale équine sévit presque chaque année dans les dépôts de remonte de l'armée, constituant avec la gourme, les herpès-viroses et le purpura hémorragique, la très classique « maladie d'installation », redoutée des vétérinaires militaires. Deux décennies plus tard, ce sont les entreprises de transport et de voitures de louage parisiennes qui subissent à leur tour des vagues de contagion à chaque arrivée de jeunes recrues. Car l'artérite virale équine ne s'exprime totalement que dans les grands effectifs. Si toutes les mobilisations ne se sont pas soldées par une épizootie, celle de 1859 (Guerre d'Italie) et, en Grande-Bretagne, celle de 1898-1899 (Guerre des Boers) ont désorganisé gravement le début des opérations. Enfin, les récidives survenues durant les deux Guerres Mondiales ont rappelé que malgré une mortalité peu conséquente, cette maladie pouvait brusquement paralyser les troupes en raison du nombre élevé de chevaux simultanément indisponibles. . . . --3000,1,1500,3100,19333
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